Bonjour à tous!
Le mauvais temps a fini par passer. Il a donc décidé qu’il irait équiper le camp 2 durant la nuit, en compagnie de Fernando. Il trouve difficile l’attente des jours de temps favorable aux ascensions. Cependant, il semble que Gerfried, le chef de l’expédition, soit en contact presque constant avec un excellent météorologue. Lors des jours de mauvais temps, les membres de l’expédition s’occupent en jouant aux cartes, aux échecs, en lavant leurs vêtements.
Louis nous explique que sa diète de camp de base est surtout constituée de riz, de pâtes, de pain et de légumes. Il est en effet difficile de garder de la viande ou de faire monter des animaux jusqu’à cette altitude.
Lors des ascensions, les grimpeurs se nourrissent d’aliments très caloriques. Évidemment, ne bénéficiant pas de cuisiniers en dehors du camp de base, les grimpeurs mangent leur propre nourriture lorsqu’ils sont aux autres camps. Pour vous donner une idée, Louis a apporté des saucissons, des jerkys de bison, des bars tendres très sucrées, des sachets de pâtes instantanées très caloriques, du bacon séché, des biscuits, etc. Lorsqu’il monte, il boit beaucoup d’eau et mange des gelées énergétiques.
Malheureusement, il semble que Ken Hill quitte l’expédition, à cause d’une blessure à la jambe qui ne peut guérir en altitude (voir le paragraphe à la fin du texte).
Justement, mea culpa, on m’a apporté des précisions sur le mal des montagnes (Merci H! ;p ). Voici donc ce que Guillaume Couture, un des partenaires de grimpe de Louis, lors d’expédition précédentes, nous explique :
Le mal des montagnes n'est pas dû à une moindre concentration d'oxygène mais plutôt a une moins grande pression atmosphérique. Louis respire comme nous de l'air qui contient 20.9% d'oxygène. Le problème c'est qu'à 5000 m, il y a 2 fois moins de pression atmosphérique qu'au niveau de la mer, si bien qu'à chacune de ses respirations, il y a 2 fois moins d'air (et donc d'oxygène) qui entre dans ses poumons! (Je crois qu'a 8000 m il ne reste plus que 40% de la pression normale).
Voici des nouvelles datant du 4 juillet, traduites du site de Gerfried, chef de l’expédition :
Après deux jours de repos, aujourd'hui 4 juillet le temps étant clément, tous les participants de l'expédition anniversaire se sont mis en route du camp de base en direction du camp 2 (6200m). Gerfried nous informe que la montagne était abrupte et que le groupe pouvait à peine utiliser les vieilles cordes fixes parce que trop dangereux de les utiliser. À 6200m, les tentes et les stocks de thé, de soupes et différents ancrages ont été installés. Les docteurs Guesther Straub et Guenther Uterberger ont dû retourner à env. 50000m, puisque l'Américain Ken Hill a subi une blessure profonde à la jambe durant l'ascension. Les deux médecins remonteront dès le lendemain. Toutefois, Ken Hill doit quitter l'expédition car sa blessure, bien que n'étant pas grave, ne pourra guérir en haute altitude. Il quittera demain le camp de base pour retourner chez lui. Au cours des 3-4 prochains jours, le reste du groupe sera au repos. Gerfried annonce qu'il commandera de l'eau chaude aux cuisiniers pour pouvoir enfin se laver les cheveux. À la condition qu'il fasse suffisamment chaud pour lui permettre de réaliser son projet !
Voilà chers amis, l’écho du Broad Peak!
Merci à ceux et celles qui m’envoient des liens et des infos sur l’expédition ou sur la montagne en général! Ça nous fait chaud au cœur de savoir que vous nous lisez régulièrement!
D’ici là, portez-vous bien!
Candice